Histoire, particularités de Béjaia et environs

 

Le singe Magot (Macaca Sylvanus L.)

Dans ce qui suit, quelques données sur cet animal que les promeneurs rencontrent sur le bord des routes au niveau de certains sites de Béjaia.

 Elles sont extraites d’une étude publiée par le Parc National de Tlemcen dans son Bulletin trimestriel n° 02 d’octobre 2005, étude menée par :
 - Madame MOULOUD Nabila, ingénieur du Parc National de Gouraya (Béjaia)
 - Mr MAHMOUDI Ali, Directeur du PNG (au moment de l’étude)
 - Mr CHADLI Nouredine, APF au PNG
 - Mr ABDELLAOUI Mustapha, APF au PNG.
 Le singe Magot, du genre Macaca, est probablement d’origine européenne.
 C’est une espèce protégée tombant sous le coup du décret n° 83-509 du 20/08/1983 et des dispositions de la Convention du CITES (Commerce International des Espèces Animales et Végatales Menacées).
 Ce genre macaque compterait 19 espèces réparties sur toute l’Asie intertropicale et en partie en Afrique du Nord-Ouest.
 En Algérie, il est localisable sur les pentes inaccessibles des gorges de la Chiffa (60 Kms au sud d’Alger) mais surtout en kabylie (Djurdjura, Gouraya, Kherrata, hauteurs d’Adekar ...).
 Son évolution en altitude va de 10 à 2000 mètres.
 Brève description :
 - ne possède pas de queue contrairement à d’autres macaques
 - doté d’un sillon nasal.
 - l’adulte mesure de 65 à 75 cm et pèse de 15 à20 Kgs pour la femelle.
 Durant la journée le Magot part à la recherche de sa nourriture et le soir il se réfugie sur les arbres.
 Les cris et les postures diverses constituent les voies de communication du Magot.
 - comportement socio-positif (allo-pouillage)
 - une période d’oestrus allant du mois d’août au mois de décembre, la période de gestation étant de cinq mois et demi.
 - la période des naissances va du mois de février au mois d’août.
 Le site de l’étude du singe Magot est le Parc National de Gouraya (Béjaia).
 Entre 1997 et 2001, les groupes de macaques étaient localisés :
 - aux Aiguades : en 2001 19 adultes mâles et 17 adultes femelles, total de 06 naissances et 12 décès entre 1997 et 2001.
 - Cap Carbon : en 2001 23 mâles adultes contre 22 femelles adultes, total de 65 naissances et 07 décès entregistrés entre 1997 et 2001.
 - Hôtel des Cîmes : en 2001 : 19 mâles adultes contre 21 femelles adultes et un total de 55 naissances contre 02 décès entre 1997 et 2001.
 - Les Oliviers : en 2001 36 mâles adultes contre 28 femelles adultes et un total 92 naissances contre 03 décès entre 1997 et 2001.
 - M’Cid El Bab : le groupe s’y installe en 2000.
 En 2001 : 06 mâles adultes contre 09 femelles adultes et aucune naissance enregistrée entre 2000 et 2001, comme il n’a été enregistré aucun décès durant cette période.
 - Boulimat : le groupe s’y installe en 2000.
 En 2001 : 05 mâles adultes contre 06 femelles adultes et 02 naissances enregistrées entre 2000 et 2001, et il n’a été enregistré aucun décès durant cette période.
 Trois nouveaux groupes de singes Magot se sont constitués sur les sites suivants à partir de 2002 :
 - Le Tunnel
 - Sidi Bouali
 - Sidi Yahia 

 

 BORDJ (Fort) MOUSSA en bref

  

 

D’après l’un des rares documents existants sur ce Fort, le plan de masse datant de 1539, c’est Ferdinand de Navarro qui l’édifia sur les ruines du Palais de l’Etoile, pour le compte des Espagnols qui occupaient la ville.

Il servira de château résidentiel impérial sous le règne de Charles Quint alors au pouvoir (16ème siècle). 

En 1955 et suite à leur défaite face aux Turcs, les espagnols par le biais d’Alfonso Di Peralta fûrent sommés de quitter les lieux par les Turcs, représentés par Salah Raïs Pacha.

Le mystère du nom qui lui a été attribué est expliqué par la courte histoire qui suit.

Durant l’occupation espagnole et à l’arrivée des Turcs, des autochtones de Béjaia assiègèrent ce Fort dans le but de s’en emparer coûte que coûte, aidés en cela par ces mêmes Turcs.

La bataille fût extrêmement rude et difficile. 

Pour trancher, sept valeureux combattants autochtones décidèrent de se sacrifier pour la cause et s’engoufrèrent au sein du Fort.

Ils furent exécutés froidement par les soldats espagnols.

C’étaient "R’Djel Esseb’aa" ou Les Sept Hommes.

Parmi eux un certain ... MOUSSA, premier des sept à s’introduire dans ce Fort baptisé par la suite "Bordj Moussa" par les Turcs qui l’occupèrent à leur tour.

La légende des R’Djel Esseb’aa naquit ainsi.

Le Fort fût envahi par les Français en 1833 à leur entrée à Béjaia, et le dénommèrent Fort Barral en hommage au général du même nom qui succomba à ses blessures à l’hôpital de Béjaia, situé tout près de ce Fort.

Il a été enterré à l’intérieur de ce Fort avant que sa dépouille ne soit rapatriée en France. 

En 1902 ce Fort fût érigé en Musée, par J.CAZAUBON et classé monument du patrimoine français en date du 17 novembre 1903.

Le Fort est un véritable chef d’oeuvre architectural. 

A l’époque espagnole il se constituait de :

- trois grandes salles

- deux salles latérales

- une terrasse centrale

- deux autres petites en guise de tours de contrôle.

Les murs ont plus de deux mètres d’épaisseur.

Le côté Nord du Bordj en forme de "V" servit à cerner l’ennemi.

Sous occupation française, des transformations furent apportées à ce Fort.

Ainsi, la grande salle sera divisée en deux (rez-de-chaussée, et premier étage servant à l’administration).

Un carré fût aménagé au plafond pour permettre le passage des monte-charges.

Et des cellules furent aménagées pour la détention des autochtones et leur torture.

Le musée regrouperait actuellement une collection de vestiges historiques trouvés dans la Grotte Ali Pacha, datant de l’époque romaine et hafside) ainsi que des animaux et insectes d’Afrique.

Ainsi qu’une salle de lecture, et quelques dizaines de toiles du peintre Emile Aubry (né à Sétif en 1880 et décédé en 1964).

Des toiles de contemporains comme Tabekouch et Farès y sont aussi exposées.

 


 

LA LEGENDE DE GOURAYA

 

Le Mont Gouraya d’une altitude de 660 mètres environ, surplombe l’île aux pigeons et la baie du saphir à Béjaia.

Ce site intrigue à plus d’un titre et touristes et autochtones de la région.

De multiples légendes sont colportées ça et là sur la supposée ou réelle existence de Yemma Gouraya "la sainte".

Ce qui rend encore plus fascinante son histoire, c’est le mystère de ses origines.

Plusieurs histoires connues sont basées beaucoup plus sur les croyances populaires que sur des faits avérés et prouvés.

Photo gracieusement mise à notre disposition par son auteur : Mr OUARET Hamid de Béjaia

Vue sur le port prise des hauteurs de Gouraya

Variante 1 :

Yemma Gouraya ( serait d’origine arabe ? ), serait venue à Béjaia en compagnie de ses deux soeurs Yemma Bridja et Yemma Yamna, pour y élire domicile afin de pouvoir mieux méditer et transmettre son savoir théologique aux autochtones.

Pour cela elle aurait été durement persécutée par les non-croyants de l’époque mais elle aurait résisté contre vents et et marées jusqu’à sa mort qui aurait eu lieu bien après celle de ses deux soeurs.

Elle aurait donc enseigné le soufisme aux habitants de la région avec courage, abnégation, et ferveur.

Son nom aurait dérivé de Yemma El Koraïa ("mère enseignante") vers Yemma Gouraya par le fait du temps et des mutations linguistiques au fil des siècles.

Photo gracieusement mise à notre disposition par son auteur : Mr OUARET Hamid de Béjaia

 

Vue sur le Port de Béjaia à partir de la Place Gueydon


Variante 2 : point de vue archéologique.

Selon plusieurs archéologues, le site du Mont Gouraya serait un fort espagnol rénové par les Turcs mais édifié auparavant sur un ancien mausolée (d’ailleurs inconnu).

En dialecte espagnol d’alors, le mot "YA GOURA" aurait signifié "promontoire d’observation".

Les vandales auparavant eux aussi désignaient une "montagne" par le vocable de "GOUR".

Certains historiens expliquent la dérivation du mot "GOUR-ALIA" ou "haute ville ou montagne) vers "GOURAYA" au fil du temps et des manipulations linguistiques des différentes civilisations.

Variante 3  : avis de Mr MALEK AIT HAMOUDA selon les propos publiés sur le site http://rabahnaceri.unblog.fr/histoire-de-bgayet/yemma-gouraya/

 

Ce respectable architecte de l’Ecole Supérieure d’Architecture de Paris aurait, au bout de plusieurs recherches en France et au Parc National de Gouraya, découvert que le fort n’aurait pas été édifié par les espagnols au 16ème siècle.

 

Pour preuve de sa théorie, il avance une carte trouvée dans les archives de l’armée française, reproduisant d’un côté le site tel qu’il a été trouvé par les français (comprenant une Qouba ou mausolée, une citerne et une maisonnette) et de l’autre le plan de l’actuel fort dont Mr LEMERCIER (connu pour d’autres ouvrages militaires) en connaitrait surement un bout.

Ce serait donc la fin du mythe de Yemma Gouraya ?

Elle aurait donc pu exister réellement ?

Pour plus de détail sur cette découverte ou supposée telle, veuillez consulter le site cité plus haut et utiliser d’autres sites contenus dans la page "LIENS UTILES" fort achalandée en la matière.

Photo gracieusement mise à notre disposition par son auteur : Mr OUARET Hamid de Béjaia

 

Vue sur les hauteurs de Béjaia (côté CAP CARBON)

 

Nous tenons à remercier Mr OUARET Hamid pour ses magnifiques photos de sites de Béjaia.


LIENS VERS LE PARC NATIONAL DE GOURAYA notre partenaire privilégié :

  1. Parc National de Gouraya - Accueil

    Le Gouraya presente des richesses ecologiques et esthetiques exceptionnelles, notamment la flore dont certaines especes sont d’une importance nationale ...
    www.png-dz.net/
  2. Liens utiles - Parc National de Gouraya

    Les musées du P.N.G · Visite virtuelle à 360° · Plan gestion du P.N.G · Recherches P.N.G · Expositions P.N.G · Liens utiles · Photos P.N.G · Cartographie du ...
    www.png-dz.net/expo.htm

  3. Parc national de Gouraya - Wikipédia

    Le parc national de Gouraya se situe au nord de l’Algérie, en Kabylie, au bord de la Méditerranée, dans la wilaya de Béjaïa. Avec de merveilleuses falaises, ...
    fr.wikipedia.org/wiki/Parc_national_de_Gouraya
  4. Parc national de Gouraya

    Parc national de Gouraya : Présentation du parc national de Gouraya à Bejaia ( bougie) en algerie.
    www.la-kabylie.com/infos-pratiques/parc-nationaux-kabylie/parc-national-gouraya/parc-national-gouraya.php
  5.  

    Un musée de géologie pour le Parc Gouraya a Béjaïa

    Le Parc national de Gouraya (PNG) s’attelle à porter les dernières retouches à ce qui va être son musée de géologie. D’après M. Mahmoudi, ...
    www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-33044.html

     

     

     


        


     

     

     

     

Dernière modification: lundi 26 juillet 2010

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